Le grand mythe des pertes blanches

Publié le par Jean-Marc Dupuis

Le grand mythe des pertes blanches


Chère lectrice, cher lecteur,

« Hm… avez-vous des pertes blanches ? » demande le médecin en fronçant les sourcils.

Petite accélération cardiaque, mains moites, boule dans le ventre… Dans le silence du cabinet, Alexandra entend le cliquetis du clavier de son gynécologue. Il consulte son « dossier médical » d’un air préoccupé (dossier qu’elle n’a jamais vu mais dont elle craint qu’il ne contienne des informations inquiétantes).

« Oui », répond Alexandra timidement, sur un ton légèrement interrogateur. Car elle ne sait pas si c’est un peu grave, grave, ou extrêmement grave. Mais elle est bien obligée d’avouer, elle a des écoulements bizarres.

Et ce n’est pas toujours très propre !

Indice inquiétant supplémentaire, ces pertes blanches prennent chez elle des formes variées.

Comme le rhume, qui commence par une toux sèche, puis des écoulements variés, les pertes blanches d’Alexandra évoluent !

Elles ne sont pas toujours blanches, d’ailleurs.

Elles commencent par être d’apparence laiteuse, puis deviennent transparentes.

Elles ressemblent alors à du blanc d’œuf, d’aspect visqueux et filant (en pinçant puis en relâchant les doigts, un fil se forme). C’est une impression désagréable de mouillé. Mais voilà qu’elles « caillent » ensuite, comme du lait. Elles disparaissent et c’est une sensation sèche qui s’installe, parfois accompagnée de picotements.

Le problème semble résolu pour quelques jours. Mais déjà, ce sont les règles qui apparaissent (autre problème !).

Et de nouveau, le cycle infernal reprend.

Alexandra se douche pourtant tous les jours et soigne son hygiène scrupuleusement. Elle change de sous-vêtements, a investi dans des gels lavants spéciaux, d’abord en supermarché puis, dès que ses moyens le lui ont permis, en pharmacie.

Néanmoins, malgré ses efforts, cette zone reste sale ; avouons même qu’elle sent parfois mauvais.

(la suite ci-dessous)

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7 signes pour déceler si vous avez une candidose 

Si vous souffrez de l'un ou plusieurs de ces symptômes :
  • Des pertes blanches comme du lait caillé, sans odeur ;
     
  • Des démangeaisons, souvent la nuit ;
     
  • Des brûlures vulvaires et vaginales ;
     
  • Des fissures, des coupures ;
     
  • Des rougeurs et un gonflement de la vulve ;
     
  • Des rapports sexuels difficiles en raison d'une sécheresse vaginale ; 
     
  • Des brûlures mictionnelles ou des difficultés à uriner ; 
     
Vous êtes alors peut-être infectée par le Candida albicans
 
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Suite de la lettre de ce jour :

Cela tient peut-être aussi à l’excès de pilosité, qui ne simplifie pas les choses, et dégage elle aussi comme une odeur de transpiration pénible. Bref, c’est un état général assez catastrophique. Il faudra bien un jour confier ce problème à la médecine pour en finir une fois pour toutes !

Comment voulez-vous séduire, être aimée, dans ces conditions ???
 

Alexandra est une femme, un être humain !!

En réalité, Alexandra n’a aucun problème.

Bien au contraire.

Non seulement ses pertes blanches n’ont rien d’anormal, mais elles sont le signe que la mécanique merveilleuse, disons même miraculeuse, de sa féminité fonctionne !

Alexandra est une femme, un être humain, et c’est ainsi que la nature l’a faite.

Elle ne doit pas s’inquiéter, elle ne doit surtout pas se soigner. Son gynécologue devrait, des étoiles dans les yeux, la féliciter, pour ce qu’elle est, pour être si « aimable », au sens propre, justement.

Je ne sais pas s’il le fera. Mais je vais le faire pour lui.
 

Le plus grand drame de notre époque

Un des plus grands drames de notre époque est que les êtres humains sont convaincus de vivre l’âge d’or de la science, de la raison, un âge où on a le droit de tout dire, de tout penser. Ils se croient « informés ».

Cette impression est renforcée par l’extrême liberté (ou l’extrême grossièreté) avec laquelle on parle dans les médias, sur Internet, dans les écoles même, de sexualité.

Derrière cette pseudo éducation faussement libérée, la réalité est que nous sommes cloîtrés dans une forme d’obscurantisme scientifique dramatique.

J’oserais dire que nos ancêtres, prétendument si « coincés », étaient mieux informés que nous. Vivant dans des fermes, avec des animaux, les enfants voyaient bien, dès le plus jeune âge, comment fonctionne la nature, pour de vrai (et non sous la forme théâtrale et sordide des mises en scènes pornographiques qu’ils voient trop souvent, trop jeunes, sur leurs smartphones).

Et c’est là que je reviens au grand mythe des pertes blanches.
 

Les sécrétions ne sont plus honteuses quand on sait ce qu’elles révèlent

Les véritables pertes blanches sont constituées de sécrétions vaginales et de cellules mortes.

Ce sont elles qui font parfois des traces sur les sous-vêtements. Les sécrétions vaginales sont une sorte d’huile sécrétée par les parois du vagin. Cette huile se dépose sur les grandes lèvres pour protéger le vagin d’éventuels microbes. Le but de cette protection est d’empêcher tout microbe d’atteindre l’utérus de la femme, ce qui est nécessaire pour permettre une future grossesse : c’est un « vernis protecteur ».

Toutes les femmes observent ces pertes pratiquement toute leur vie. Les protège-slips portés en dehors des règles qui absorbent cette « huile » protectrice sont donc à déconseiller. Ils ne « nettoient » rien du tout. Au contraire, ils facilitent l’arrivée d’infections et de mycoses. La nature fait bien les choses et les femmes peuvent se considérer comme tout à fait normales quand leurs sous-vêtements sont tachés.

Ces pertes blanches ne doivent pas être confondues avec la glaire cervicale, produite par des glandes du col de l’utérus.

Alexandra ne fait manifestement pas bien la différence.

Mais cette glaire cervicale n’a rien à voir avec un déchet, une substance honteuse ou sale. Au contraire, c’est l’« élixir de vie » de la femme.

Cette glaire joue un rôle capital pour, selon les moments :

  • protéger l’utérus, empêcher tout corps étranger d’y pénétrer, y compris les spermatozoïdes lorsque ce n’est pas le moment ;
     
  • accueillir, nourrir, modifier (très peu de personnes le savent) et guider la semence masculine pour féconder l’ovule, en période de fertilité.
     

Cette opération que l’on croit banale est d’une immense complexité, dont je vais donner un aperçu.

Elle est incroyablement méconnue, ignorée par nos scientifiques, et même par beaucoup de médecins.
 

La cause méconnue de l’infertilité

La plupart des jeunes filles n’en sont pas informées. Certaines femmes vivent toute leur vie sans en prendre conscience.

Cela provoque d’innombrables problèmes dont :

  • des grossesses non désirées ;
     
  • des problèmes de fécondité.
     

En effet, beaucoup de couples croient être stériles. En fait, ils ignorent que la période de fécondité de la femme est parfois très courte, parfois uniquement quelques heures par mois. Il leur suffirait de connaître les signes indiquant que la femme est féconde pour concevoir plus facilement un enfant, sans aucune intervention médicale et avec le plus grand… plaisir.

Pour cela, il faut bien comprendre ce qu’est la glaire cervicale.
 

La glaire cervicale : un élixir de vie

La glaire cervicale est un liquide visqueux, sans vraiment de couleur. C'est un liquide sécrété par les cellules du col de l'utérus sous l'action des œstrogènes.

Son rôle est de faciliter aux spermatozoïdes le passage du col de l'utérus et de l'utérus, de faciliter leur mobilité en leur fournissant des réserves énergétiques pour survivre dans les organes génitaux féminins le temps de parvenir à l'ovule. Enfin, la glaire modèle la tête des spermatozoïdes en vue de la fécondation de l'ovule.

La glaire est un « élixir de vie », selon l’expression de Pryska Ducœurjoly, spécialiste de la méthode symptothermique [1] :

« C’est grâce à cet élixir de vie que les spermatozoïdes peuvent survivre dans les cryptes cervicales, situées à l’entrée de l’utérus. Ils se nourrissent de ce lait très nutritif en attendant l’arrivée de l’ovule. Sans cette glaire cervicale (c’est son nom), impossible pour eux de rester en vie plus de quelques heures ! [2] » explique-t-elle.

La glaire cervicale est un liquide vraiment incroyable.

Quand on l’observe au microscope, on s’aperçoit qu’elle est capable de se modifier au moment de l’ovulation pour prendre la forme de canaux microscopiques qu’empruntent les spermatozoïdes pour aller du vagin à l’utérus.

En même temps, la glaire compense l’acidité du vagin, ce qui permet aux spermatozoïdes de survivre jusqu’à cinq jours au lieu de trente minutes en temps ordinaire. La glaire leur fournit les nutriments nécessaires à leur survie et l’énergie qu’il leur faut pour le voyage périlleux et épuisant du col de l’utérus jusqu’aux trompes de Fallope.

Sans elle, pas de fécondation.

Toutes les femmes devraient apprendre à repérer cet élixir. C’est cela qui leur permet de maîtriser leur fertilité, en toute liberté, en toute indépendance (pas besoin de pharmacie, ni de carte de crédit !!).
 

Non, vous n’êtes pas malade !

Un picotement indique simplement que vous n’avez pas de sécrétion de glaire cervicale : les spermatozoïdes qui auraient le malheur de s’aventurer dans le vagin ne survivraient pas plus de quelques heures.

On peut reconnaître une sécrétion de type mycosique avec le « test du verre d’eau » : celle-ci se liquéfie rapidement dans l’eau alors que la glaire cervicale, surtout très fertile, s’agglutine dans l’eau et coule au fond du verre.
 

Les problèmes

Bien entendu, comme avec toute partie de notre corps, il peut y avoir des problèmes avec ces sécrétions : des champignons peuvent s’installer, des bactéries…

Tout peut s’infecter, les pertes blanches peuvent devenir jaunes, vertes, elles peuvent brûler la peau.

La plupart des couples actuels souffrent de démangeaisons provoquées par des mycoses (principalement le candida albicans, dans cette zone). Il faut alors traiter. Ces problèmes n’ont rien à voir avec les sensations tout à fait normales de l’état de la glaire qui varie durant le cycle [3].

Mais ne vous inquiétez pas : vous vous rendrez parfaitement compte toute seule dès qu’il y aura une « maladie », exactement comme vous n’avez pas eu besoin qu’un médecin vienne vous signaler que vous étiez malade le jour où vous avez attrapé la grippe.

« La prochaine fois que votre médecin vous demande si vous avez des pertes blanches, demandez-lui ce qu’il entend par là. Et sentez-vous libre de lui répondre : "Oui, docteur, comme toutes les femmes" ! » conclut Pryska Ducœurjoly.

On ne saurait mieux dire.

Ces pertes sont le signe que votre cycle féminin fonctionne normalement. Elles peuvent aussi, quand vous savez les analyser, vous indiquer le moment précis où la glaire cervicale va permettre la conception d’un enfant, ce qui ne se produit que deux jours (et parfois moins) par mois.

C’est un moyen majeur, et tout à fait méconnu, de favoriser la fécondité.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Publié dans santé

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